PÈRES ET MÈRES VIVENT UN NIVEAU DE CONFLIT FAMILLE-TRAVAIL SIMILAIRE SELON UNE ÉTUDE INTERNATIONALE D’ENVERGURE

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Une vaste recherche réalisée à partir de 350 études produites sur une période de 30 ans et rejoignant un total de 250 000 participants à travers le monde affirme qu’il n’existe aucune différence notable dans le niveau de conflit famille-travail vécu par les mères et les pères. Cette recherche, réalisée par le Dr. Kristen Shockley de l’Université de Géorgie, a été publiée dans la revue Journal of applied Psychology en juillet 2017.

 

Le Dr. Shockley souligne que la conclusion de la recherche est surprenante, car elle remet en question la perception généralement véhiculée dans les médias suggérant que les femmes vivent un niveau de conflit famille-travail plus élevé que les hommes. « La manière dont les médias abordent cette problématique affecte nos perceptions à cette égard en renforçant certaines conceptions. Les femmes entendent que d’autres femmes vivent un niveau élevé de conflit famille-travail et s’attendent donc à vivre la même chose. De plus, la socialisation amène les femmes à aborder plus librement ce sujet que les hommes » affirme le Dr. Shokley. Elle ajoute que les hommes sont généralement réticents à parler du stress qu’ils ressentent en matière de conciliation famille-travail, car cela semble être une préoccupation qui n’est pas typiquement masculine. « Je crois que cette situation affecte négativement les hommes. Face à un manque de reconnaissance de la société, plusieurs hommes luttent en silence face à un niveau de conflit famille-travail similaire à celui vécu par les femmes » conclue le Dr. Shockley.

 

 

Billet diffusé par la American psychological association >>

 

Article diffusé dans la revue Journal of applied psychology >>

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